Faire ensemble social: Difference between revisions
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Une analyse rétrospective peut être faite qui met en lumière une continuité fascinante dans l'histoire de la lutte collective pour la participation et l'autonomie face à des structures de pouvoir jugées éloignées des besoins populaires. | |||
====Une continuité historique du "'''faire ensemble'''"==== | |||
* '''Des révoltes médiévales aux débats modernes''' : | |||
: La Jacquerie de 1358 et l'épisode des Ciompi en 1378 témoignent d'une première impulse de la masse populaire pour s'affirmer contre des ordres établis qui ne répondaient plus à leurs attentes. Machiavel, en mettant en exergue l'opposition entre la multitude vivante et le peuple institutionnalisé, offre une grille d'analyse qui traversera les siècles (Baudin, Hobbes, Spinozza, etc.) | |||
* '''L'État moderne et l'émancipation populaire''' : | |||
: La Révolution française, la Commune de Paris et la loi sur les association, et même les mouvements plus récents comme Mai 68 ou les Gilets jaunes illustrent cette quête incessante d'un "'''faire ensemble'''" renouvelé, au goût du temps, et adapté aux enjeux contemporains. Chaque épisode représente une réaffirmation du désir collectif d'une gouvernance plus inclusive et participative. | |||
* '''L'ère numérique et la convention citoyenne de Montpellier''' : | |||
: Aujourd'hui, la convention citoyenne de Montpellier incarne cette même dynamique en intégrant l''''IA comme un outil''' au service du "'''faire ensemble'''". Elle traduit l'ambition d'utiliser les nouvelles technologies pour renforcer la participation intercitoyenne locale, en s'inscrivant dans cette longue tradition historique de '''réappropriation collective du pouvoir'''. | |||
====Synthèse ==== | |||
Ce fil conducteur, depuis la Jacquerie et l'épisode des Ciompi jusqu'aux mobilisations contemporaines, illustre comment la quête d'une '''participation collective''' et d'une '''gouvernance partagée''' s'adapte sans cesse aux contextes et aux outils disponibles. La convention citoyenne de Montpellier, en abordant la question de l'IA, s'inscrit ainsi dans une lignée historique où le "'''faire ensemble'''" reste un '''enjeu central''' pour définir et renouveler les rapports entre citoyens et institutions. | |||
Latest revision as of 10:23, 20 February 2025
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Une analyse rétrospective peut être faite qui met en lumière une continuité fascinante dans l'histoire de la lutte collective pour la participation et l'autonomie face à des structures de pouvoir jugées éloignées des besoins populaires.
Une continuité historique du "faire ensemble"
- Des révoltes médiévales aux débats modernes :
- La Jacquerie de 1358 et l'épisode des Ciompi en 1378 témoignent d'une première impulse de la masse populaire pour s'affirmer contre des ordres établis qui ne répondaient plus à leurs attentes. Machiavel, en mettant en exergue l'opposition entre la multitude vivante et le peuple institutionnalisé, offre une grille d'analyse qui traversera les siècles (Baudin, Hobbes, Spinozza, etc.)
- L'État moderne et l'émancipation populaire :
- La Révolution française, la Commune de Paris et la loi sur les association, et même les mouvements plus récents comme Mai 68 ou les Gilets jaunes illustrent cette quête incessante d'un "faire ensemble" renouvelé, au goût du temps, et adapté aux enjeux contemporains. Chaque épisode représente une réaffirmation du désir collectif d'une gouvernance plus inclusive et participative.
- L'ère numérique et la convention citoyenne de Montpellier :
- Aujourd'hui, la convention citoyenne de Montpellier incarne cette même dynamique en intégrant l'IA comme un outil au service du "faire ensemble". Elle traduit l'ambition d'utiliser les nouvelles technologies pour renforcer la participation intercitoyenne locale, en s'inscrivant dans cette longue tradition historique de réappropriation collective du pouvoir.
Synthèse
Ce fil conducteur, depuis la Jacquerie et l'épisode des Ciompi jusqu'aux mobilisations contemporaines, illustre comment la quête d'une participation collective et d'une gouvernance partagée s'adapte sans cesse aux contextes et aux outils disponibles. La convention citoyenne de Montpellier, en abordant la question de l'IA, s'inscrit ainsi dans une lignée historique où le "faire ensemble" reste un enjeu central pour définir et renouveler les rapports entre citoyens et institutions.