... et la fonction publique s'y met !

From MontpeLLIA
Revision as of 14:32, 8 April 2026 by Sysop (talk | contribs) (→‎Adapter les formations)
(diff) ← Older revision | Latest revision (diff) | Newer revision → (diff)
Jump to navigation Jump to search

Fonction publique : le Ministre «propose» une «négociation sociale» consacrée à l'IA

Par Le Figaro avec AFP

«L’enjeu sera notamment de définir des usages prioritaires de l’IA, de fixer les principes éthiques, de souveraineté, de formation, d’accompagnement», a expliqué le ministre de l’Action et des Comptes publics.

Une «négociation sociale au sein de la fonction publique consacrée» à l'intelligence artificielle en vue d'un «accord d'ici à l'automne», c'est ce que «propose» le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, dans un entretien à La Tribune Dimanche .

Face au «bouleversement du monde du travail» entraîné par l'IA, «des organisations syndicales et des représentants des employeurs ont exprimé» le besoin d'un «dialogue social renforcé», avance le ministre pour justifier une négociation sur laquelle «la France sera pionnière», selon lui.

«L'enjeu sera notamment de définir des usages prioritaires de l'IA, de fixer les principes éthiques, de souveraineté, de formation, d'accompagnement», a-t-il expliqué, pour bâtir une «IA d'intérêt général » avec «les agents publics, pour le service public», non soumise «aux intérêts américains ou chinois».

«Le danger est d’avoir une IA clandestine»

De quoi réduire à terme le nombre de fonctionnaires ? «Ce n'est pas le but de ce plan IA» qui vise à «libérer du temps de paperasse et gagner du temps de relations humaines», assure David Amiel. «Il y a urgence à agir», fait valoir le ministre, s'appuyant sur une enquête menée ces derniers mois «auprès de 2000 agents issus de neuf administrations et opérateurs» utilisant déjà l'IA «dans le cadre de leur travail».

Ainsi, 80% des sondés «veulent un déploiement plus large des outils d'IA» et 73% invoquent une amélioration de leur productivité, rapporte David Amiel. Surtout, «plus de la moitié des interrogés utilisent une IA hors cadre comme ChatGPT». Or «le danger est d'avoir une IA clandestine qui se déploie» au détriment de la protection de «nos données et notre indépendance».

Adapter les formations

Diverses mesures sont déjà lancées. Le ministre a notamment «demandé à l'institut national de service public (INSP, ex-ENA)» d'adapter «les formations aux enjeux de l'IA».

En outre, «dès cet été, un million d'agents publics pourront utiliser un outil d'enregistrement et de transcription automatique», précise-t-il, évoquant aussi la généralisation «ce printemps» d'un «outil d'IA auprès de la direction générale des finances publiques» transformant «des réponses techniques destinées aux usagers en langage clair». «La commande publique» est aussi «réorientée vers les acteurs français et européens», souligne David Amiel.

Indépendamment de la négociation sociale proposée, l'État a lancé en mars une «stratégique de la fonction publique 2035-2050», portant notamment sur l'IA, dont les résultats doivent paraître à six mois de l'élection présidentielle.